Ce pays qui n’aime pas le Mondial

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« Voir des millionnaires courir derrière un ballon ». Anne-Sophie Lapix sur France 2 le 13 juin dernier n’a pas hésité à embarquer vers un pays étrange avant de faire demi-tour puis de s’excuser. Trop tard. L’occasion était trop belle pour nous remettre à penser. Essayons de comprendre ce qui arrive à ceux qui ne nous aiment pas. De quel pays viennent ceux qui n’aiment pas le Mondial ?

Il y a longtemps qu’on ne devrait plus se vexer. C’est vrai, avouons qu’un Russie-Arabie Saoudite, n’a, a priori, pas de vertu autre que celle du dépaysement. Installés dans nos canapés d’occasion on regarde ainsi les programmes des matchs du premier tour comme on contemplerait à Roissy-Charles-de-Gaulle, les destinations les plus exotiques se succéder sur un grand tableau d’affichage. Tous ces gens qui grouillent finiront bien par partir quelque part. Le plaisir du Mondial c’est d’être assis là et de les voir embarquer. Mais à la différence du poète égaré dans un hall d’aéroport, l’immense vaisseau du Mondial nous emmène toujours avec lui, pour peu qu’on y prête un peu attention. Voila pourquoi on pourrait mourir de ne pas regarder un Suisse-Costa Rica ou un Panama-Tunisie. Ce serait comme rester à quai aux côtés de ceux qui n’aiment rien, exilé sans quitter terre, au pays de ce qui n’aiment pas le Mondial. 

Nous ne sommes que la France et ce n’est pas l’amour du football qui nous étouffe. Non, c’est plutôt la haine

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Los hijos de Platini

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El 9 de mayo, día en el que se confirmó la suspensión de cuatro años de Michel Platini, algo murió en la Francia futbolera. No se sancionó entonces solamente a uno de los dirigentes franceses con más prestigio —Platini es, con Zidane y mucho más que François Hollande, el francés más famoso del mundo— sino también a un rey que llevaba 40 años en el trono de nuestros recuerdos.

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Didier Deschamps, le romantique derrière le pragmatique

EURO 2016 – C’est l’histoire d’un éternel paradoxe. Cette équipe de France faite d’imprévus successifs, de désorganisation et, il faut bien le dire, d’une certaine improvisation, semble étrangement renouer – sans le vouloir – avec une tradition du jeu qu’on pensait enterrée. Et si Deschamps était devenu un romantique… par pragmatisme ?

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Le Mondial en silence

De la sensation d’être père, mais pas encore, pas tout de suite, pas tout à fait.

– Un accouchement est un acte très fort pour une femme, c’est une infraction psychique. Elle peut tout à coup se mettre à crier, à vous insulter, vous pourriez même ne pas la reconnaître.

C’est effrayant ce qu’on raconte aux hommes dans les formations pour parents.

– Ne vous inquiétez pas, c’est normal. Contentez-vous de lui tenir la main et surtout bien sûr, ne vous énervez pas…

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Le philosophe et le maïeuticien

De la formation au métier de père.

On ne prépare pas les hommes à accoucher. Alors quand dans la salle d’attente du gynécologue (avertissement : quand sa femme est enceinte, l’homme aussi va chez le gynéco) je vis une affichette rose pâle accrochée au mur annonçant des cours de formation intitulés « Séances futurs pères » et sous-titrée « les réponses aux questions que les futurs pères se posent », je cédai à mon attirance pour les solutions-miracles à toutes les énigmes de l’existence (du maillot qui fait gagner tous les matchs jusqu’au manuel de bricolage qui accroche lui-même les étagères) et m’inscrivis avec satisfaction à une UV dont l’objet d’étude, après des années perdues à assister à des enseignements aussi indispensables que « Euromanagement », « Espace mondial » ou « métaphysique contemporaine », me semblait investie d’une indéniable portée pratique : devenir père.

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